sept 30

Il y a quelques années, j’ai passé mes vacances au Népal, dans la région de Lamjung (campagne népalaise).

Il s’agissait d’un chantier international. L’activité principale de ce chantier était l’aide à la construction d’un bâtiment scolaire.

Pour être tout à fait honnête, quand j’ai choisis de vivre cette expérience, mes objectifs étaient presque exclusivement égoïstes. J’avais envie d’effectuer un voyage original. Les visites de musées, avec hébergement dans un hôtel à touristes ne m’intéressaient pas, car je suis persuadé que la meilleure façon de découvrir une culture, c’est d’abord et avant tout, partager le quotidien de ces habitants.

Par ailleurs, je n’avais aucunement la prétention d’être plus compétent que les autochtones. Je suis plutôt maladroit d’ailleurs. Et, j’avais pleinement conscience du coût environnemental d’un aussi long voyage en avion, et de sa disproportion par rapport aux effets positifs de ma présence sur place.

Cette expérience touristique (en aucun cas “humanitaire”) était vraiment formidable, mise à part quelques “différents” avec d’autres participants à ce voyage. Les népalais sont très sourillants et accueillants. Les paysages étaient extraordinaires. Souvent intemporels sur 360° (le genre de paysage rarement observé dans le quotidien d’un citadin européen).

Il m’est arrivé d’observer, fasciné, à quelques mètres, des singes se disputer dans les arbres.

Les enfants de l’école étaient sympathiques, mais parfois “assommants” à force de répeter chacun leur tour  les quelques phrases d’anglais qu’ils avaient retenus (what is your name ….).

Nous étions hébergé dans la famille du directeur de l’école. Plusieurs générations vivaient sous le même toit.

J’avais été frappé de n’avoir presque jamais vu la petite fille faire des caprices, et m’être demandé si ce n’était dû à l’absence des sources de tentation que l’on trouve quotidiennement dans notre société de consommation (manèges, jouets, sucreries…)

Les filles tout comme les garçons pouvaient se rendre à l’école, mais l’exode rural était vraisemblablement plus fréquent chez les garçons que chez les filles. Les châtiments corporels étaient encore pratiqués, mais ils m’ont semblé n’avoir aucun effet sur les enfants.

Malgré que cette famille vivait avec très peu de moyen au vue de leur salaire journalier, je n’avais pas la sensation d’avoir partagé le quotidien de miséreux. Mais il faut nuancer : mon voyage avait lieu durant la période de la mousson (où l’eau ne vient jamais à manquer). Je vivais dans une région relativement riche/fertile, avec un directeur d’école. Il ne faut donc pas généraliser…

En revanche, j’ai ressenti que le contact entre la vie traditionnelle dans la campagne népalaise et l’économie mondialisée causait des dégâts. Il n’y avait pas de systèmes de collectes de déchets, en revanche, l’école était entourée d’immondices de types bouteilles de coca cola vide, papier de barre chocolatée…, mais rien n’était en place pour éliminer ces déchets.